Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) et la Banque Nationale d’Investissement (BNI) ont signé, le jeudi 11 juin 2026 à Cocody, une convention tripartite avec les transformateurs ivoiriens de noix de cajou.
Ce partenariat, conclu pour trois ans (2027-2029), vise à renforcer la transformation locale et à consolider la filière anacarde, stratégique pour l’économie nationale. Cette collaboration constitue une étape probante dans la stratégie de soutien à la transformation locale de la noix de cajou.


Mécanisme pour booster la transformation locale de la noix de cajou
Le dispositif se présente comme suit :
- la mise à disposition d’un stock d’amorçage représentant 20 % des besoins des transformateurs, fourni par le CCAK,
- le reliquat des 80 % restants sera acquis directement par les industriels grâce à un financement structuré par la BNI,
- la mise en place d’une subvention de 100 FCFA/kg,
- les livraisons de noix de cajou devront répondre à des critères stricts de qualité (KOR minimum 46, taux d’humidité inférieur à 10 %).


Aussi, la BNI s’engage à mettre en place deux lignes de crédit avec des conditionnalités :
- une avance sur produits gagés (noix brutes et amandes),
- une ligne de découvert destinée à couvrir les coûts de transformation et d’exportation.
- L’octroi d’une garantie de l’Etat de Côte d’Ivoire Ces financements bénéficient de la garantie de l’État de Côte d’Ivoire.
- Les remboursements suivent un calendrier précis, calé sur le cycle d’achat, de production et de vente.


En somme, ce mécanisme offre aux transformateurs ivoiriens un accès sécurisé aux matières premières et aux financements, tout en assurant une régulation stricte du marché. Il marque une étape décisive dans la stratégie nationale visant à accroître la valeur ajoutée locale et à positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur majeur de la transformation de l’anacarde.
Interventions des Directeurs Généraux


Monsieur Youssouf Fadiga, Directeur Général de la BNI
« Nous sommes convaincus que la création de richesse durable passe par la valorisation locale de nos productions agricoles. Chaque tonne de noix de cajou transformée sur notre territoire génère davantage d’emplois, de revenus fiscaux, de savoir-faire industriel et de devises pour notre pays »,
Monsieur Mamadou Berté, Directeur Général du Conseil Coton Anacarde Karité
« Je suis très heureux de voir l’accomplissement d’une tâche ardue. Avoir le financement pour les transformateurs nationaux, c’était un véritable challenge. Nous rendons grâce à Dieu et remercions l’État de Côte d’Ivoire qui nous a accompagnés dans ce processus.
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire produit 1 500 000 tonnes de noix de cajou, dont 700 000 transformées localement. Mais sur cette part, près de 75 % sont réalisés par les multinationales et seulement 25 % par des nationaux. Notre défi est de porter la part des nationaux à environ 30 %. Grâce au concours de la BNI, les transformateurs ivoiriens remontent la pente ».
Source : Conseil Coton Anacarde Karité


